Capucine Braillon mise à l'honneur par la Fondation Michel Serres de l'Institut de France

La Fondation Michel Serres récompense des Thèses de Doctorat ayant fait appel à l’interdisciplinarité.

Et si les remèdes d'autrefois ouvraient de nouvelles pistes contre l'antibiorésistance ? 

C'est le pari scientifique de Capucine Braillon dont la thèse, codirigée par Catherine Vonthron-Sénécheau (LIT | UMR7200) et Pierre Fechter (Equipe Métaux et Microorganismes: Biologie, Chimie et Applications, BSC | UMR 7242), a été distinguée parmi les nommées pour le Prix Michel Serres 2026 lors d'une cérémonie organisée le 16 Juin 2026 à l'Institut de France. 

La Fondation Michel Serres-Institut de France récompense des thèses de doctorat ayant fait appel à l’interdisciplinarité en croisant une discipline de sciences exactes et une discipline de sciences humaines et sociales. 

Face à l'antibiorésistance, qui pourrait causer plus de décès que le cancer d'ici 2050, la chercheuse a plongé dans des manuscrits médicaux arabes du Moyen Âge pour y débusquer des formulations oubliées. L'intuition est solide : contrairement aux antibiotiques classiques, qui n'attaquent les bactéries que sur un front unique, et finissent par être déjoués, les cocktails de molécules végétales et métalliques décrits dans ces pharmacopées anciennes permettent d'agir simultanément sur plusieurs cibles. 

Pour en savoir plus sur la Thèse de Capucine Braillon distinguée par le Prix Michel Serres 2026, écoutez le Podcast réalisé par l'Institut de France. Capucine Braillon y raconte comment les résines d'arbres comme le boswellia ou la myrrhe ont retenu son attention, pourquoi l'interdisciplinarité, entre chimie, histoire, microbiologie et informatique, est au cœur de sa démarche, et ce que ces vieilles recettes peuvent encore apporter à la science d’aujourd’hui.

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